Deux ans déjà que tu as levé les feutres;
Pour nous c'est toujours pareil
Chaque fois qu'arrive le réveil
On semble arrêtés au neutre.
Le temps c'est notre fardeau
Et l'amour notre pouvoir;
C'est plus fort que notre vouloir,
Comme la maison en bardeaux.
J'ai pas de nouvelles de toi,
T'es pas écriveux;
Attends-tu que je sois vieux
Pour me faire savoir?
07-10-09 Léo
lundi 12 octobre 2009
dimanche 4 octobre 2009
La prière en famille
Mes biens chers frères,
Nous sommes tous réunis
Afin de prier
Pour la plus grande putain
De la rue St-Germain;
Et nous chanterons tous
En choeur:
J'IRAI LA VOIR UN JOUR.
Ce texte est une transcription originale De CJBR poste de radio de Rimouski.(1959)
Auteur Mgr Parent dit :"les bas mauves"
Nous sommes tous réunis
Afin de prier
Pour la plus grande putain
De la rue St-Germain;
Et nous chanterons tous
En choeur:
J'IRAI LA VOIR UN JOUR.
Ce texte est une transcription originale De CJBR poste de radio de Rimouski.(1959)
Auteur Mgr Parent dit :"les bas mauves"
samedi 18 juillet 2009
DAME PLUME
Votre plumage est de renommée
Vous qui avez tant soupiré;
Il eut fallu préserver le plumard
Contre l'assaut du renard;
Qui plus vous fûtes plumée
Tant pis pour la renommée;
A trop vouloir l'argenterie
On fini dans la plumasserie.
Vous qui avez tant soupiré;
Il eut fallu préserver le plumard
Contre l'assaut du renard;
Qui plus vous fûtes plumée
Tant pis pour la renommée;
A trop vouloir l'argenterie
On fini dans la plumasserie.
vendredi 27 mars 2009
MOI ITOU(Hutu)TOI AUSSI(Tutsi)
Le soleil n'a cesse de briller
Et l'ombre se désespère
Parmi les choses épargnées
De la furie des hommes de guerre.
Ils furent témoins impuissants
Sous les couteaux des bouchers
Qui plus souvent des enfants
Que l'histoire voudra oublier.
Qui de nous par habitude
Le soir au téléjournal
Le sang qui encore exsude
A l'appel adressé si banal.
On ne compte plus les morts
Ceux qui embarassent
Abandonnés à leurs sorts
Ils font bien la grimace.
Ne soit pas triste mon ami
Depuis quatre milles ans
Tous s'en sont remis
Même ceux sans enterrements
Alors tu vois bien
A quoi sert la tristesse
Endimanché de chagrin
Si tu n'as pas la sagesse
Tinorleo oct 2007
Et l'ombre se désespère
Parmi les choses épargnées
De la furie des hommes de guerre.
Ils furent témoins impuissants
Sous les couteaux des bouchers
Qui plus souvent des enfants
Que l'histoire voudra oublier.
Qui de nous par habitude
Le soir au téléjournal
Le sang qui encore exsude
A l'appel adressé si banal.
On ne compte plus les morts
Ceux qui embarassent
Abandonnés à leurs sorts
Ils font bien la grimace.
Ne soit pas triste mon ami
Depuis quatre milles ans
Tous s'en sont remis
Même ceux sans enterrements
Alors tu vois bien
A quoi sert la tristesse
Endimanché de chagrin
Si tu n'as pas la sagesse
Tinorleo oct 2007
jeudi 19 mars 2009
Le paien
Il est rare de nos jours de rencontrer un païen;
Pourtant il est un exemple de paix,
Sa devise:croire et laisser croire.
Le païen ne pratique pas l'exclusion;
Ni prières ni religions.
Il astique plutôt son violon d'Ingres,
Pourtant il est un exemple de paix,
Sa devise:croire et laisser croire.
Le païen ne pratique pas l'exclusion;
Ni prières ni religions.
Il astique plutôt son violon d'Ingres,
samedi 7 mars 2009
Le menteur
Toujours en retard
Il méritait un meilleur sort;
En punition au tableau
Il nous tournait le dos
Le maître avec couleur
Le traitait de menteur
Tanné de ses torts
Il cogitait comme le renard.
En retard de nouveau
Il plaida le plein d'eau
Étant tombé du pont
De la rue du Pont.
Tenant son pendard
Le maître apprécia l'effort;
Ne croyant pas à faux
Il accepta l'excuse
Et depuis ce jour,par l'écluse
Personne ne se rit de Mario.
Il méritait un meilleur sort;
En punition au tableau
Il nous tournait le dos
Le maître avec couleur
Le traitait de menteur
Tanné de ses torts
Il cogitait comme le renard.
En retard de nouveau
Il plaida le plein d'eau
Étant tombé du pont
De la rue du Pont.
Tenant son pendard
Le maître apprécia l'effort;
Ne croyant pas à faux
Il accepta l'excuse
Et depuis ce jour,par l'écluse
Personne ne se rit de Mario.
jeudi 5 mars 2009
L'EXCUSE

C'était un bateau
Sur une grande eau
C'était une aubaine
Avec trois capitaines
Par tangage et roulis
A travers la brume
Et leurs oublis
Trouvé l'arc-en-lune
C'était une gondole
Avec dérive et souvenances
Qui en tête caracole
Dans les courants et méandres
Son nom de Kadjar
Sorti de nulle part
Bâtiment sans matelots
Toujours sur les flots
C'était surtout une excuse
De celles inévitables
Nécessaires et profitables
C'était un refuge...(de l'amitié)
Léo Nov 2007
Sur une grande eau
C'était une aubaine
Avec trois capitaines
Par tangage et roulis
A travers la brume
Et leurs oublis
Trouvé l'arc-en-lune
C'était une gondole
Avec dérive et souvenances
Qui en tête caracole
Dans les courants et méandres
Son nom de Kadjar
Sorti de nulle part
Bâtiment sans matelots
Toujours sur les flots
C'était surtout une excuse
De celles inévitables
Nécessaires et profitables
C'était un refuge...(de l'amitié)
Léo Nov 2007
Mont-Joli Jésus
Cette année-là , je n'allais pas y manquer; instruit par mes frères plus agés c'était à mon tour d'y goûter: La Retraite Fermée.Nous sommes en avril et la neige résiste aux rayons du soleil qui se montre de plus en plus longtemps; l'eau commence à peine à s'accumuler sur la glace recouvrant la rue, voilà mon plaisir. Je m'installe devant la maison paternelle et avec une hache je hâte l'apparition de l'asphalte disparue depuis décembre; de canaux entre les trous et de canaux vers la grille d'égoût pluvial, mon oeuvre accélère l'apparition du revêtement bitumineux, arène de nos jeux d'été, au grand dam des automobilistes passant dans la courbe devant la maison.
C'est ainsi que la semaine sainte s'amorça et que je fus dûment informé d'un séjour de deux jours à Mont-Joli chez les Pères de la Sainte Croix pour une retraite fermée.Les frères de l'instruction chrétienne, nos maîtres enseignants, allaient conduire le troupeau des 9e années vers les patûrages de la confession et de l'expiation précédant la Pâque.
Pour ma part je me suis fait à l'idée de cette retraite ,de donner la chance au coureur; il faut dire qu'à l'époque la religion dominait nos vies et envies. En plus j'avais le double mérite ,celui de me jeter dans les bras de Jésus et la phobie d'être malade le long du voyage en autobus(maux de coeur et vomissements garantis) Qu'à cela ne tienne j'étais décidé à connaître l'illumination promise par les prêtres(vicaires et curé) de la paroisse. C'est donc dans l'allégresse que j'accompagnai mes camarades dans cette aventure et la foi aidant l'estomac se tint coi.
Arrivés sur les lieux nous fûmes dirigés vers nos chambres (cellule) pour être par la suite convoqués à une réunion dans la grande salle communautaire des Pères de la sainte- Croix; nous étions deux par chambre avec obligation de participer aux différentes cérémonies d'ablution,de pardon et d'expiation.L'adolescent que j'étais alors,pour la première fois loin de la maison paternelle,abnégation et obéissance cogitées,je voulais faire de ces deux journées le tremplin vers la connaissance et la reconnaissance.
A l'appel de la cloche au ton de basse , nous nous sommes tous dirigés vers la salle et là on nous fit mettre en cercle autour d'une statue grandeur nature de Jésus...: Monté sur un bloc de marbre de quatre pieds de haut, une statue de Jésus(près de cinq pieds et demi) debout les mains liés en avant et presque nu(un pagne seulement); un christ couronné d'épines d'où le sang ruisselait sur la figure et les épaules de ce quasi visage humain dont j'avais grande difficulté à détacher les yeux...Par la suite ce fut le choc, l'incroyable, l'insaisissable et le pitoyable supplicié qu'il m'eut été de voir depuis ce temps; je manque de mots pour décrire adéquatement ce Jésus (l'image vaut milles mots)mais jamais je n'avais imaginé un tel supplice .Je vous le dis, de la tête aux pieds (bras et jambes inclus) pas un pouce carré de ce corps n'affichait une blessure sanguignolante de chair déchirée.....et il n'était même pas encore sur la croix.
J'étais sidéré et je ne me rappelle pas la suite immédiate mais je me suis retrouvé dans ma chambre (cellule) un nouveau testament sur la commode; j'espérais que le père confesseur n'apparaisse pas trop vite. Lorsqu'il fut dans ma chambre il me parlait lentement mais je n'entendais qu'un bourdonnement sourd,acquiescant de la tête ça et là; à son départ je lui dis:"mon père vous oubliez quelque chose!"
Le païen
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